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Mind Note



Chapitre I

 

C'est une journée comme une autre… elle n'a rien d'extraordinaire et je ne sais pas ce qui m'a motivé pour commencer cet ersatz de journal. Cependant je me mets à taper… je voulais mettre par écris ce que je ressentais, ou du moins les sentiments qui me traversaient l'esprit à ce moment là. Où avais-je tout simplement envie d'écrire ?... Ma vie n'étant pas bien passionnante ces temps-ci avais-je besoin de m'occuper l'esprit et en ai-je profité pour mettre sur papier quelques mots que surement personne ne lira ?! Je n'en sais rien. En ce moment je ne sais pas grand-chose. Il est vrai que la vie humaine n'est définie que par un nombre incalculable de question, qui ont toutes une réponse certes, mais j'ai en tête que certaines réponses devraient être obligatoirement trouvées ! Les questions que je me pose toujours aujourd'hui sont « Suis-je sur la bonne voie ? », « Ai-je fais des choses bien dans ma vie ? », « Ai-je bien fais de faire certains sacrifices ? »… et enfin « Pourquoi ai-je t'en peur des autres ?»….

J'ai la certitude que l'on ne peut vivre sans l'autre ; qu'il faut que je prenne soin de mon prochain, car c'est lui qui peut être viendra un jour me sauver. Mais ai-je passé trop de temps « au chevet » des autres ? Me suis-je trop intéressé à leur vie ? Au point de me perdre dans leurs ambitions, leurs envies, leurs besoins… au point d'en oublier les miens ? Tant que l'on avait besoin de moi, j'étais présente, j'avais un but, un objectif… mais aujourd'hui que me reste t-il ? Des années ont passé, des vies se sont construit… et moi ? J'ai aidé du mieux que je pouvais tous ces édifices à s'élever vers le ciel… jouant parfois le rôle de charpente soutenant le toit, ou simplement d'ouvrier qui, pierre par pierre, laisse un peu de lui dans les murs. Mais les murs sont érigés, bien droits et prêts à affronter la pluie, la neige, le soleil… le temps.

 

Chapitre II

 

«  Notre bonheur dépend du bonheur d'autrui, c'est pourquoi il est important d'essayer de tout faire pour rendre les autres heureux. Parfois nous avons le sentiment d'être impuissant à y parvenir ou à leur venir en aide, mais il importe de ne pas se décourager et de continuer à agir de façon positive, car nous développons ainsi, en nous, la capacité à engendrer un amour altruiste authentique qui conduit à réaliser la paix de l'esprit. » (Dalaï-Lama)

 Je n'ai jamais eu la prétention de croire que je pouvais être utile ou indispensable à quelqu'un. Je suis là, en libre service, pour qui veut mon aide. Mais en attendant, ayant perdu d'une certaine manière mes principales activités, je m'ennuie et regarde le temps s'écouler. M'investissant en parallèle dans les études. Essayant ainsi de me convaincre qu'un avenir m'attend… C'est pathétique… Tel un rocher au bord d'une rivière, je vois la vie défiler devant moi. Froid, immobile, et terne, je regarde impuissant l'eau couler à vive allure. Je subis la violence de son courant sans bouger. Sa force me creuse petit à petit, mais je ne peux rien faire face à ma propre érosion… Je suis impassible… et totalement démunie face à elle. La mousse et les herbes sauvages me gagnent, profitant de l'humidité, je ne peux que voir celles-ci me recouvrir et me camoufler petit à petit, me protégeant ainsi de la corrosion de l'eau. L'air me manque, mais pas un mouvement, pas un cri… J'aimerai que le vent souffle aussi fort que possible, et que le courant m'emporte pour que je puisse enfin bouger, ne faire qu'un avec la rivière, côtoyer la vie aquatique… mais impossible. Malgré moi j'essai d'être le plus discret possible, laissant alors la mousse et l'herbe m'envahir pour que rien, ni personne ne me voit, blottis et caché dans l'obscurité et la chaleur de ces êtres qui me couvrent. Car si un jour je devais rentrer dans le lit de la rivière, il en serait fini de moi. A jamais couper du monde, invisible aux yeux de tous. Si je devais suivre ce courant de vie… je coulerai. Entrainée par mon poids je finirai au fin fond de l'eau, perdu, mais cette fois-ci dans le noir, glacé par les courants les plus froids. Je finirai rongé par la rivière, englouti dans les confins du monde. Je ne pourrai simplement plus voir ce torrent d'existences défiler devant moi.  Je n'ai pas ma place dans ce flot continue de vie. Une roche ne survit qu'à l'abri de la corrosion. Je ne suis qu'un simple spectateur. Un simple caillou, qui malgré lui laisse le temps défiler…Protégé sous cette amas de végétaux et protégeant à mon tour des êtres craignant plus que moi le monde extérieur et parfois le monde dans lequel ils vivent… Je ne suis qu'une roche froide, immobile et terne, sans but ni volonté qui, reculée au bord de la rivière, est invisible mais peut malgré tout voir et protéger à son tour une partie de cette vie qui défile sous mes yeux….

 

 

Chapitre III

 

Obscurité ; ce mot désigne le manque de clarté…

Clarté ; ce mot désigne l'état de ce qui est clair, lumineux, transparent, limpide…

Des antonymes qui, malgré tout, définissent tous deux d'une manière ou d'une autre l'être humain.

L'Homme de par sa peau terne, plus ou moins colorée ne reflète et ne produit aucune lumière. Totalement hermétique, l'Homme est naturellement constitué pour empêcher les rayons du soleil de le traverser au delà de son épiderme. Je peux donc en conclure qu'il est emplit, au delà de sa constitution organique, d'une obscurité totale. Une obscurité qui à l'insu de L'homme s'étend et se propage hors de son hôte. Ainsi, lorsque l'être humain se dresse fièrement face à son eternel ennemi, source de toute lumière, le soleil, celui-ci créer une ombre et immergent son environnement le plus proche dans l'obscurité de son corps. D'un point de vue physique l'Homme n'est alors qu'une masse opaque, s'adaptant au mieux au ciel lumineux du monde dans lequel il vit. D'un tout autre point de vue, celui du psychique, si l'on définit la lumière par la gentillesse, la générosité, la vertu, la compassion, le sourire… Alors l'Homme est une source particulièrement puissante de lumière. Il est évident, celui-ci ayant pour principale spécificité sa Singularité, qu'il convient de dire que les êtres humains rayonnent plus ou moins à leur façon et de différentes intensités. Même si il existe des cas,  malheureusement trop nombreux, où l'obscurité physique à prit le dessus sur le psychisme, il en est pourtant pas moins vrai, qu'il fût un temps, aussi cour soit-il, où la lumière fût plus forte que la nuit. Peut être est-ce pour compenser cette noirceur, que nous avons besoin d'être constamment éclairé, immaculé de la lumière d'autrui, au risque si tel n'est pas le cas de sombrer lentement dans le noir… Mais serions-nous perdus dans cette absence totale de lumière ? Nous, qui sommes pourtant si intime avec cette obscurité. N'est ce pas en fermant les paupières que dans ces mêmes ténèbres notre phase de sommeil commence? N'est-ce pas grâce à elle que nous pouvons fuir le soleil, et nous laisser aller sereinement en défiant le temps? Pourquoi avons-nous peur de cette obscurité ? Qui pourtant nous berce de son silence et nous réchauffe de sa solitude lorsque tous va mal... L'homme est un mélange subtil de Clarté et d'Obscurité… Mais puis-je vraiment avoir la prétention de savoir ce qu'elles définissent vraiment ?!

Je ne peux que me faire une idée personnelle d'elles… La lumière signifierait « voir » et « être vu ». Elle est synonyme de chaleur, de puissance et de vie. La Clarté humaine est alors la lumière qui permet de voir son prochain et de le réchauffer au risque de le brûler et d'être brûlé à son tour par son incroyable puissance. L'Obscurité, quant à elle, signifierait « n'être vu de personne »… mais permet de voir l'intense luminosité des autres. Elle est synonyme de solitude, de silence et de répit. Elle est à la fois le froid qui embrasse ce que l'on ne peut voir, mais également cette douceur confortable qui nous apaise.

Si chaque être humain, malgré lui, devait choisir et trouver sa place dans l'une de ces deux entités, qui sont naturellement opposées… alors j'ai choisi.

J'ai trouvé ma place…

L'Obscurité sera ma principale demeure.

 

 

 

 

Chapitre IV

 

Durant des jours, des semaines, des mois, des années… les hommes apprennent à se connaitre, s'entendre, s'apprivoiser, … C'est alors que commence le processus d'Acceptation. Nous nous appliquons à discerner clairement les qualités de la personne que nous connaissons, et à dissimuler inconsciemment ses défauts. Même si quelques personnes peuvent se définir comme « Ouvertes », il me parait évident que chacun d'entre nous recherche en fin de compte une particularité ; comme un manque qu'il essai de combler. L'être humain cherchait-il désespérément de se rapprocher de la lumière, faisant exception de son obscurité originelle ; la camouflant et la laissant doucement se propager ? Cherche-t-il, par tous les efforts possibles, à l'effacer pour assouvir égoïstement ce manque ?! … Partant de ce principe là, devrions nous appeler cela une Acceptation ou tout simplement une Transcription ?... Une simple copie de l'idée de la personne que nous aimerions avoir en face de nous. Tel un simple calque, nous sommes alors transparent… Sans réel existence.

Il me plaît à penser que l'Acceptation passe d'abord par la vision de ce que nous sommes en tant qu'être humain, et non comme une image banale préconçue. « être accepter pour ce que je suis et non pour ce que je devrais être…Devenir une entité bien distincte et non limpide ». Les Hommes ont-il peur de fermer les yeux…de fuir la lumière ? Que risqueraient-ils à s'aventurer dans l'obscurité pour découvrir enfin ce qui les forme ? Comment pouvons-nous alors avoir l'arrogance de dire que nous « connaissons » réellement quelqu'un ?!

Nous ne voyons que ce que nous désirons voir.

Nous acceptons que ce que nous jugeons digne d'être accepter.

Nous avons une vision faussée de l'Acceptation…

Et enfin de compte, nous ne connaissons personne.

 

Chapitre V

 

Des larmes coulent,

Le pouls s'accélère,

Le cœur se referme,

Des souvenirs ressurgissent, et des visions du Futur apparaissent.

Tels sont les symptômes d'une disparition. Un proche meurt, et notre Présent avec lui. Nos doutes, que nous avions ardemment mis de côté, refont surface. « Pourquoi me quitte-t-il (ou elle) ? », « Que vais-je faire maintenant ? » ou encore « Puis-je vraiment le (ou la) laisser partir ? »… Des larmes se déversent sur nos joues, mais pour qui coulent-elles… Pleure-t-on de voir un(e) ami(e) ou un parent plongé dans un profond sommeil ? Pleure-t-on de ressentir la même souffrance que l'être disparu ? Ou pleure-t-on d'avoir perdu une chose qui nous tenais tant à cœur ?...Pour ma part, je pencherai fortement pour la dernière proposition. Elle est la plus dure, la plus égoïste, mais pourtant semblerait être la plus probable. Les yeux se ferment, le cœur cesse de battre, le souffle s'attenue, le corps chaud devient froid… Il (elle) s'est éteint(e). Processus naturel qu'ironiquement nous incorporons dans l'évolution de la Vie. Nous côtoyons la mort depuis des millions d'années… mais malgré tout, lorsqu'elle survient, elle nous effraie et sommes encore surpris de la rencontrer. Après tout nous ne sommes nés que pour mourir mais sommes nous seulement préparé à la rencontrer ?

- « Sommeil » : Etat d'une personne dont la vigilance se trouve suspendue de façon immédiatement réversible. Etat momentané d'inertie, d'inactivité. Le Sommeil eternel : la Mort.

- « Mort » : Cessation complète et définitive de la vie. Cessation complète d'activité ; extinction.-

D'un certain point de vue, nous pouvons définir la mort comme un profond sommeil, mais qui serait cette fois là irréversible. Ce n'est donc pas la vision d'une personne éternellement endormi qui nous attriste, car au final chaque nuit nous tombons également dans un profond sommeil. Cette vision là nous est donc familière. Ce n'est pas non plus un état de souffrance qui nous incite à pleurer, car aujourd'hui encore, nous ne pouvons pas nous mettre à la place des autres, sonder leurs sentiments et prétendre ressentir la même chose sans avoir personnellement vécu la même situation dans les mêmes conditions. Nous pleurons… d'avoir perdu une partie de notre « vécu » ; nous pleurons… pour des souvenirs que nous ne créerons pas, pour des joies et des peines que nous ne vivrons pas. Mais pleure-t-on seulement pour l'être aux yeux fermés qui goute à un repos eternel ?... Un être n'existe que par les souvenirs et les promesses qu'il a faits et qu'il laisse derrière lui. Peut-on alors considérer qu'après une mort physique il existe une vie plus ou moins spirituelle ? Il me plait d'y croire. Tant que je serais présente dans les mémoires et les souvenirs, alors j'existerais ?! Je vivrais à travers eux...

Pour moi, les pleures et périodes de deuil ne sont, au final, que des actes égocentriques. Tel des enfants perdant leur jouet ; tels des garnements que l'on punirait dans un coin et qui se sentiraient alors abandonnés, sous prétexte qu'il n'y a plus personne pour s'occuper d'eux. Il faut que « l'Eternel repos » refasse parti de notre quotidien ; arrêter de la laisser pour compte et apprendre à vivre avec. Il faut apprendre à l'accepter, et se construire un avenir avec cette identité funeste. Car, malgré notre difficulté à admettre cette vérité, … elle nous survivra… Elle nous prendra tous un jour dans la noirceur de ses bras et dans la douceur de son profond sommeil.

 

Chapitre VI

 

L'une après l'autre, continuellement, avec une régularité exemplaire, elles grimpent au sommet de ma personne puis s'écoulent sans retenue. Mes larmes coulèrent, coulent, et couleront… Le Samedi 1er Décembre 2007, fût le jour où mon petit Junior parti s'assoupir et se réconforter dans les bras de Morphée. Après une vie bien remplie, après des années de câlins bien mérités et après des jours de souffrance face à la maladie, mon chien ferma les yeux, se délestant ainsi du mal qui le rongeait. Mais… ce n'est qu'un chien me direz-vous ! Je vous répondrais alors que techniquement oui…Mais ce fût ce même chien qui passa treize années à mes côtés ; ce fût ce même chien que j'éleva comme pour ainsi dire mon propre enfant. Ce fût un excellent compagnon de jeu et, malgré son incapacité à parler, un magnifique soutien moral. Alors… non, ce n'était pas QU'UN chien !

Je fis de mon mieux pour rendre ses derniers moments le moins pénible possible. Mais j'ai toujours un sentiment d'inachevé… et peut être aussi de culpabilité… « Pourquoi ais-je attendue si longtemps ? » … l'ais-je fais souffrir pour éviter de m'avouer la vérité ? Mon égoïsme a-t-il prit le pas sur ma responsabilité et l'amour que je lui portais ? Ai-je assez fais pour lui ? Si on s'y était pris plutôt, est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Ai-je pris la bonne décision?… Il me plaît de croire que oui. Ses yeux me criaient de le soulager ; ses câlins avaient un parfum de dernier adieu... Ils n'avaient jamais été aussi doux et chaleureux. Malgré sa faiblesse physique apparente et sa douleur il avait encore en lui la force de me lécher la main. Ce fût ce jour là, les dernières tendresses qu'il me fît. 

Je n'ai pas voulu le quitter lors de son dernier voyage. Après tout il n'aimait pas trop les voyages, il était malade durant les longs trajets… Toutes plaisanteries de mauvais goût à part, je voulais être présente lorsqu'il fermerait pour la dernière fois les yeux. J'essai tant bien que mal de me réconforter en me disant qu'il est parti sereinement, en compagnie de ses proches. Il ne me quitta pas des yeux lorsque le produit cessa de faire battre son cœur. Ses paupières s'abaissèrent petit à petit, laissant échapper comme un air de délivrance, et finirent par lentement se fermer… Jamais plus il ne les réouvrira…

 

Chapitre VII

 

Hardiesse volubile floutée d'incertitude…

Esperance taciturne enveloppée d'amertume…

Songe ardent caressé d'une froide brise…

Volonté de vivre qui s'échappe, mais que je veux faire mienne !

Tendre Dessein, qui se laisse glisser entre mes doigts…

Vaniteuse Convoitise qui me nargue du haut de son juchoir. Tu t'évapores pour mieux me cerner, me regardant te chasser de tout mon corps, m'abandonnant à une farandole de gestes superflus. 

Cruel trophée, que je touche du regard. Amante sournoise de mon funeste destin. Chaque jour un peu plus tu fais de moi ta servante, m'empêchant ainsi de sombrer dans une lassitude néfaste. Radieuse Raison qui me tend la main, mais recule face à mes pas avenant, me forçant ainsi à te poursuivre inlassablement dans ta fiévreuse course… Impertinente Envie que je traque sans relâche, dans l'espoir qu'un jour tu feras de moi ta promise…

 

Chapitre VIII

 

Je ferme les yeux et plonge dans un sommeil plus ou moins profond…

La lumière devient obscurité… l'air se fait de plus en plus discret… un brouillard léger s'échappe de ma bouche et mon corps épouse la froideur de l'hiver…

Où suis-je ?...  Qui est là ?...D'un plissement des yeux, je peux apercevoir des ombres au fond d'une pièce…

Des silhouettes brumeuses apparaissent…

Elles sont à ma portée, du bout de mes doigts je peux effleurer leur corps vaporeux. Ils sont proches mais si éloignés à la fois… J'essaie de toutes mes forces de les atteindre mais rien n'y fait.

Leurs lèvres remuent… mais… pas un son, pas un bruit…

Je ressens comme une humidité au coin de mes yeux… Ma voix reste, elle aussi, muette aux appels supposés de ces êtres incertains qui me font face. Des larmes s'écoulent sur mes joues et je me fais à l'idée que je n'arriverai pas à les rejoindre. Je sens alors comme un semblant de légèreté… je me déleste de mon poids, essayant de me mouvoir, en vain. Soudain mes pieds se libèrent de leurs chaines… Je tombe…

Je n'arrive pas à me redresser… tel un nouveau né, j'ai la sensation de me tenir sur mes jambes pour la première fois…

Quoi ?..... Je ne vous entends pas… vos bras puis vos mains se tendent vers moi… Mais nous ne nous toucherons pas…

Je n'y arrive pas… Le monde autour de moi commence à s'effondrer… non, ce n'est pas lui… c'est moi… Je commence à tomber…. Un chuchotement m'échappe...Aidez-moi !!!

Un dernier regard se dirige vers ces entités troublées, voulant échapper un cri de détresse… mais pas un mot… Je renonce, mes yeux se ferment, mes bras s'éloignent peu à peu de mes spectateurs, et me laisse emporter dans une déferlante de vide…

Tout autour de moi devient néant… J'ai la perpétuelle sensation de chuter… ma descente est sans fin… Ne sachant pas à qu'elle moment je toucherai enfin le sol, j'essaie de me protéger le visage avec les bras… Je ne peux alors qu'attendre le dur contact de ma peau avec la froideur de la pierre qui m'attend en bas…

Est-ce une lueur qui apparait au loin ?.... Non…….. Mes yeux s'ouvrent…  la noirceur de ma sépulture s'illumine…. Le néant se tapisse d'un blanc immaculé… ma peau retrouve sa chaleur  originel et l'air que je respire deviens comme une douce sucrerie dont je me délecte…

Mes yeux sont ouverts… Je m'éveille !

 

 Chapitre IX


"Une légende dit que l'homme fût créer avec quatre jambes, quatre bras, deux têtes, deux coeurs.....et deux âmes... réunis dans un seul et même corps. Un jour le dieu des dieux fît apparaitre la foudre sur la Terre et frappa de celle-ci l'homme qui se trouvait sous ses pieds. Il fût alors séparé en deux par l'éclair divin... depuis se jour, l'homme recherche indéfiniment son autre moitié... son âme soeur, pour enfin redevenir complet!"

 

 

 

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-02-21 , consulté 114 fois

Commentaires


senna site : souvenirs.blog4ever.com | le 12/04/2008 à 21:19:49
Tout est bien écrit!!! Une suite s'impose


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